La crise grecque a donné lieu à un échange de vues enflammé au Parlement européen entre les défenseurs de la rigueur imposée par la troïka de créanciers internationaux et les opposants à une stratégie jugée injuste et inefficace. S’exprimant au nom du Groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit s’exclame :
"Si le Conseil et la Commission ne vivaient pas sur une autre planète. Il a été question de stratégie de Lisbonne, puis d’UE 2020. Que des belles histoires dont les nobles objectifs n’ont jamais été atteints. Le Conseil découvre enfin le chômage des jeunes, qui sait s’il finira par découvrir le chômage des jeunes en Grèce ?"
A l’instar des autres élus de la gauche, il a dénoncé les coupes dans les pensions et la réduction exigée du salaire minimum.
"Si ce sont les talibans néo-libéraux qui règnent en Europe, alors c’est mal parti. La Troïka européenne agit de façon criminelle en Grèce en lui imposant toujours plus de mesures d’austérité. Le gouvernement Grec propose de réduire le dépenses militaires et à cela, la Commission européenne répond qu’il faut prendre sur les retraites. C’est tout simplement inacceptable car les grecs, qui font des efforts considérables, continuent de subir de fortes pressions."
"On ne peut pas mettre en permanence ce peuple à genoux."