Il a tout d’abord déploré la "tergiversation" des chefs d’Etats et de gouvernements des Etats-membres, réunis au sein du Conseil de l’Union européenne, qui aurait pu agir il y a plus de 4 mois. Tergiversation sur l’aide mais précipitation sur les conditions affirme Dany Cohn-Bendit. Le gouvernement grec a en effet besoin de temps pour trouver un "consensus" sur les réformes à réaliser. Les réformes en question sont "presque impossibles" et l’UE lui demande de les réaliser en quelques mois. "Vous êtes fous", a-t-il alors lancé à la Commission européenne et au Conseil. De plus, les prêts que les Etats-membres vont faire à la Grèce le seront à des taux d’intérêt à 5% : on veut faire de l’argent sur le dos de la Grèce a-t-il dénoncé et c’est "intolérable" !
Pour l’eurodéputé Europe écologie, les parlementaires doivent se saisir de leur nouveau droit d’initiative en matière de modification des traités conféré par le traité de Lisbonne. Les traités doivent être modifiés pour permettre la création d’un Fonds monétaire européen qui pourrait intervenir dans ce type de crise.
Sur le pilotage de l’aide, il a demandé à la Commission d’associer les services de l’emploi et des affaires sociales à ceux des services économiques et monétaires, tandis qu’au niveau international, l’organisation internationale du travail devrait être associée au FMI : "Ce sont des êtres humains. Il y a des problèmes d’emploi. Ce ne doit pas seulement être la finance qui doit décider".
Pour aider la Grèce, il y a une "possibilité simple" : l’Union européenne devrait prendre une initiative politique sur le désarmement de la région. La Grèce a en effet un budget militaire énorme (le double, proportionnellement, de celui de la France ou de l’Allemagne) qu’une pacification de la région pourrait permettre de diminuer et par là même de regagner des marges budgétaires.